Nations

  • Carthage

    Divinité associée : Aucune

    Capitale : Carthage

    Ennemis connus : Elphen

    Date de fondation : 1375 A.E.

    Dates associées : 1425 A.E., 1375 A.E., 950 A.E., 474 A.E., 248 A.E.

     

    Histoire

    L’histoire de Carthage est indissolublement liée à celle d’Elphen. La raison est que sur le plan ethnique, les habitants de ces deux nations forment un seul et même peuple : les mythiques elphes.

    La préhistoire de Carthage débuta sous le règne de l’Elpharin Kantillan en 1520 A.E. Ce tyran sanguinaire vivait alors dans l’oisiveté la plus crasse tout en s’enrichissant sur le dos de milliers de ses concitoyens, réduits en esclavage dans de sordides « fermes de production ». Après plusieurs décennies de mauvais traitements, un mouvement révolutionnaire appelé « Terre Promise » naquit dans ces fermes. Dirigés par Caranthus (qui était en fait un leader croupion sous les ordres de Sylvannia Oakfield), les insurgés aspiraient à la liberté tout en démettant Kantillan de ses fonctions.

    La rébellion dura jusqu’en 1425 A.E., se soldant par la prise d’Elphen et le renversement de Kantillan. Toutefois, le royaume elphique ne pourrait jamais plus être la « Terre Promise ». Souillée par le sang et les tragédies, elle était maudite et donc, Caranthus décida que lui et ses « Promis » devaient l’abandonner à jamais. Leur pénible exil subséquent les mena au sud où ils pénétrèrent dans un gouffre appelé les Ténèbres afin de quitter la brutalité du monde.

    Mais cette nouvelle vie ne se déroula pas sans heurts; les Ténèbres regorgeaient de dangers et les farouches nains de Dvarar, qui voyaient l’arrivée de ces exilés comme une menace, leur rendaient l’existence difficile. Après des décennies de violence et de précarité, les ex-esclaves elphiques s’endurcirent et se désensibilisèrent, à l’image de l’obscurité qui les entourait. C’est ainsi que naquit Carthage, nouvelle Cité elphique de l’ombre en 1375 A.E.

    En 950 A.E., le vénérable Caranthus voulut offrir un ultime cadeau aux braves l’ayant suivi dans son exil souterrain : le Grand Vecteur de la Terre (que les Elphes nomment Enclume de la Création). Le problème était que celui-ci se trouvait entre les mains des nains de Dvarar. Redoutant une conciliation impossible avec ces derniers, Caranthus leur déclara la guerre. Le conflit qui s’ensuivit, nommé la Guerre de l’Enclume, fut à l’image de la vie dans les Ténèbres : très violent. Cette dernière dura 47 longues années et coûta la vie à plusieurs milliers de Carthaginois et de Nains. Réalisant la futilité d’un affrontement que personne ne gagnerait, Caranthus tendit le rameau d’olivier au Roi des Nains, Görïg. À la suite d’une conférence menée en terrain neutre, les deux monarques déterminèrent que l’Enclume appartiendrait désormais conjointement aux deux nations qui s’en partageraient la garde. Après le rétablissement de la paix, le roi Caranthus abdiqua et se retira de la vie publique. Les siècles qui suivirent furent profitables aux Carthaginois qui développèrent leur commerce avec Éthos et connurent une hausse démographique importante (selon les standards elphiques, il va sans dire).

    Depuis 248 A.E., le royaume de Carthage, maintenant dirigé par Karanthas Carthagias et Marybeth d’Elphen (petite-fille de la célébrissime Rectrice de Windrose), s’est donné une nouvelle mission : sortir des Ténèbres et reprendre sa « place au soleil ». Nul ne sait où et quand cette sortie adviendra, mais on peut être sûr d’une chose : si les Carthaginois veulent s’emparer d’une terre sur le continent de l’Ouest, il y aura une guerre contre une ou plusieurs nations déjà établies…

  • Elphen

    Divinité associée : Aucune

    Capitale : Elphen

    Ennemis connus : Hith, Carthage

    Date de fondation : 3643 A.E.

    Dates associées : 3643 A.E., 3535 A.E., 3397 A.E., 1877 A.E., 1654 A.E., 1650 A.E., 1625 A.E., 1617 A.E., 1616 A.E., 1575 A.E., 1542 A.E., 1520 A.E., 1440 A.E., 1425 A.E., 1313 A.E., 482 A.E., 474 A.E., 409 A.E., 255 A.E.

     

    Histoire

    La nation elphique est incontestablement l’une des plus vénérables de la Pangée. Créée en 3643 A.E., à une époque où les Souverains « commanditaient » encore les peuples, Elphen se démarquait par son indépendance par rapport à eux. Construite à même les augustes arbres de la Forêt Blanche, elle connut un développement fulgurant. Sur le plan politique, les Elphs mirent à leur tête le plus sage d’entre tous les sages, l’Elpharin, qui devait voir aux destinées de ce grand peuple. Pour l’aider dans sa tâche, on instaura également un Sénat dont les membres étaient choisis pour leur « sagesse ». 

    En 3535 A.E., la forêt reçut la visite d’un mystérieux personnage : le Voyageur Sombre. Contre toute attente, il parvint à obtenir un entretien privé avec l’Elpharin (mais en sortit bredouille). Vexé, il jura de venger cet affront un jour…

    Un peu plus d’un siècle plus tard, en 3397 A.E., un sénateur extrêmement riche, puissant et accompli, Émérillon Éthil, demanda une audience à l’Elpharin. Il conjura son monarque de lui permettre de quitter ses fonctions et de se démettre de toutes ses possessions! Ce désistement inattendu cet elph possédait bien tout ce que l’on pouvait désirer à Elphen surprit et chagrina l’Elpharin, qui avait beaucoup d’estime pour Émérillon. Mais ce qui l’intrigua le plus fut la quête que se proposait d’accomplir son sujet préféré. En effet, Émérillon désirait faire un pèlerinage qui, s’il fallait en croire ses dires, allait le mener à la Rivière Qui Ne Meurt Jamais (et par le fait même, atteindre une meilleure compréhension du Courant Fractal). C’est avec le cœur lourd que l’Elpharin accorda sa bénédiction au souhait de son ami. Sur ce, le pèlerin quitta la Forêt Blanche, avec sa toge et ses sandales pour seules possessions, et ne refit surface que sept années plus tard lorsqu’il fonda l’Ordre Sacré des Chevaliers de Cristal.

    Ce pays connut ensuite de longs siècles de prospérité et de paix relatives. Cette situation enviable ne devait malheureusement pas durer. En 1654 A.E., le nouvel Elpharin, Kantillan, rencontra l’Oracle d’Arachnée (un rituel coutumier en début de règne). Toutefois, ce qui n’aurait dû être qu’une simple visite protocolaire se transforma en de troublantes révélations. Selon la prophétie reçue, une armée encore plus puissante que celle d’Achéron allait bientôt déferler sa toute-puissance sur la Forêt Blanche!

    Anxieux, le nouvel Elpharin s’enquit auprès du Sénat sur la possibilité de se voir octroyer les pleins pouvoirs pour une période de 250 ans (afin de parer à la menace, évidemment). Le Sénat, autrefois si prudent lorsqu’il était question des libertés civiles, accepta.

    La première mesure prise par le nouveau dictateur fut de créer les infâmes fermes de production. Sous le contrôle des grandes familles du Sénat, elles devaient cultiver les vivres nécessaires pour une longue guerre et avaient d’impossibles quotas à respecter. Au fil du temps, elles se transformèrent en de véritables camps de concentration, broyant dans leur mécanisme infernal des milliers d’elphs dont les seuls crimes furent d’avoir été pauvres et sans relations.

    La seconde mesure fut d’accorder au prince Morkaryl, brillant magickan, des fonds illimités pour achever le centre de recherche Fractalis (à l’endroit même où l’on avait redécouvert, deux siècles auparavant, l’Arbre de Vie, Grand Vecteur de l’Eau). On y étudiait la magicka, la cosmologie et toutes les sciences fondamentales. Seuls les plus brillants et les plus talentueux esprits furent conviés à joindre ce projet ultra secret.

    En 1542 A.E., l’ascension de Malshiv’ha était connue d’Elphen et, craignant l’arrivée des Malachites ce qui confirmerait ainsi la prophétie de l’Oracle le Sénat prolongea les pouvoirs dictatoriaux de Kantillan. Rassuré dans sa position hégémonique, il agissait de plus en plus en véritable tyran. Terrorisant ouvertement la plèbe, il la menaçait de déportation dans les « fermes »! Il créa même une police politique, la El-Javot, dont la sinistre réputation aurait fait pâlir d’envie n’importe quel roi fengothien! Pendant ce temps, son fils présidait des projets fabuleux quoiqu’extrêmement dangereux –, tels que CRONOS, ECLIPSE ou ROSE (voir 1542 A.E. : Fractalis, Chronique de la Pangée, p. 48).

    Cependant, toutes ces vexations ne pouvaient continuer, d’autant plus qu’elles détonnaient par rapport à la nature profonde des elphs. Un apprenti du Voyageur Sombre, Caranthus, décida d’y mettre fin. Formant un mouvement révolutionnaire appelé « Terre Promise », il déclencha une véritable guerre civile opposant les prisonniers des fermes de production aux nantis qui les exploitaient sans vergogne.

    Par surcroît, à cela allait bientôt s’ajouter les angoisses liées à la création de Force Bleue, cet instrument militaire sans pareille ayant pour but la subjugation du continent de l’Ouest tout entier. En 1440 A.E., en pleine guerre civile elphique, la Grâce de Cristal déploya ses redoutables troupes afin de conquérir la Forêt Blanche. Seule la capitale offrit une résistance, mais le mal était fait. En torturant son propre peuple et en oubliant les valeurs sur lesquelles reposait la grandeur elphique; l’Elpharin despotique avait creusé sa propre tombe. En 1425 A.E., tandis qu’Elphen tombait entre les mains des rebelles, Kantillan fut exécuté avec moult « nobles criminels ». Une partie de son peuple, les survivants des fermes de production, dirigés par Caranthus, partit en exil. Ces derniers allaient bientôt s’enfoncer dans les Ténèbres afin de quitter la brutalité du monde. Ils allaient fonder Carthage, la nation elphique souterraine.

    Le millénaire qui suivit en fut un de décrépitude pour Elphen. Disparue, cette supériorité culturelle, militaire, et politique qui avait rendu ce peuple si arrogant et vaniteux. Au même moment, un homme un demi-elph en fait désirait par-dessus tout que le peuple de sa mère retrouve sa place au soleil : Borys Cuthbert, fils aîné de la terrifiante Grâce de Cristal. Pour ce faire, il proposait de réunir les deux nations elphiques, Carthage et Elphen, sous sa gouverne. C’est en 474 A.E. qu’il se sentit fin prêt à entreprendre ce rêve ambitieux.

    Ce dernier divisait cependant l’opinion publique : à Carthage, on appréciait sa dureté et son sens aigu de la justice. On voyait même en lui un nouveau Caranthus! À Elphen, on le détestait pour le sang éthosien coulant dans ses veines et, évidemment, à cause de sa mère, qui était passé à un cheveu d’anéantir la grandeur d’Elphen. Malgré cela, Borys était fin politicien et sut obtenir un poste de sénateur. Rapidement, il devint impopulaire auprès de la caste supérieure, mais vénéré d’une populace toujours opprimée.

    L’arrivée de Borys au sein de la communauté élitiste des sénateurs coïncida avec la résurgence du pouvoir hittite. De leur capitale de Kharnos, ces barbares lançaient de grands raids dévastateurs et enflammaient impunément la Forêt Blanche. Les généraux d’Elphen, depuis trop longtemps confinés à une existence désœuvrée axée sur la jouissance de leurs privilèges, ne faisaient évidemment pas le poids. La capitale elphique elle-même était en passe d’être mise à sac! En désespoir de cause, le Sénat nomma Borys général en chef des armées d’Elphen. On espérait ainsi briser sa popularité en rejetant sur ses épaules le déshonneur d’une grande défaite qui semblait inévitable.

    Contre toute attente, Borys insuffla un nouvel esprit offensif à ses troupes malmenées et, faisant preuve d’un sens tactique rarement vu sur la Pangée, parvint à défaire les Hittites. Il alla même jusqu’à prendre leur capitale! Avec les richesses obtenues lors de la prise de Simurghia et de Kharnos, Borys « s’acheta » la plèbe elphique en distribuant le tout aux plus démunis. La popularité du jeune général avait alors atteint son paroxysme.

    Le Sénat, dans le but de calmer ses ardeurs, décida de donner au héros national la main de la princesse Lylia (on ignorait alors que les deux jeunes gens se fréquentaient déjà en secret). Après une mise en scène bien organisée par le jeune fiancé, l’Elpharin Lyros abdiqua au profit du seul elph apte à éliminer les menaces présentes et futures : Borys Cuthbert. Depuis lors, ce dernier n’a cessé de travailler dans le sens d’une grande réunification des deux solitudes, Elphen et Carthage, qui se ferait sur le dos de la grande aristocratie. Aujourd’hui, il est à mi-chemin : sa fille, Marybeth, trône sur la grande cité souterraine. Si seulement elle n’avait pas développé un si grand attachement pour sa patrie d’adoption…

  • Élysia

    Divinité associée : Aucune

    Capitale : Utopie

    Ennemis connus : Hith

    Date de fondation : 133 A.E.

    Dates associées : 133 A.E.

     

    Histoire 

     La nation d’Élysia est unique en son genre. En effet, elle ne doit son existence qu’à la vanité d’un homme. Celui-ci préférerait probablement le terme magnificence, mais la vérité est ce qu’elle est. Pour être plus précis, tout commença en 133 A.E., ou ce que les habitants d’Élysia appellent l’an 1.

    Lors d’un repas abondamment arrosé, le Sicarii Ultima Christopher Paladin critiqua certaines des décisions politiques de son cousin, l’empereur d’Avalon Alucard Oakfield. Ce dernier, las des remarques désobligeantes de son invité, lui répondit qu’il était bien facile de commenter les décisions, mais qu’il ne ferait sans doute pas mieux que lui s’il était un jour digne d’avoir un trône. Piqué par ce commentaire, Christopher Paladin se mit en tête de faire la démonstration aux soi-disant « puissants » de la Pangée que s’il créait une nation à son image, celle-ci serait la plus enviable de toutes.

    Peu de temps après cette altercation, le Sicarii Ultima se rendit à l’ouest d’Avalon et se fit rapidement couronner roi des bourgades de l’endroit. Déployant des sortilèges dépassant l’imagination, il créa de toutes pièces le cœur de sa nouvelle capitale : Utopie. Au cours des 50 années suivantes, cette cité allait sans cesse être embellie et devenir, avec ses palais et tours de marbre, un joyau architectural de la Pangée. En moins d’un siècle, il établit aussi quatre autres cités pour entourer Utopie et créer un véritable jardin d’Éden. Aujourd’hui, les habitants de ce territoire forment une nation à part entière, bien que les fondations de celle-ci soient des plus artificielles.

  • Éthos

    Divinité associée : Léviathan et Angelus

    Capitale : Alexandria

    Ennemis connus : Fengothie, Hith

    Date de fondation : 3007 A.E. (Alexandria : 3643 A.E.)

    Dates associées : 3643 A.E., 3013 A.E., 3007 A.E., 3000 A.E., 1845 A.E., 1610 A.E., 1530 A.E., 1520 A.E., 1350 A.E., 1313 A.E., 933 A.E., 925 A.E., 844 A.E., 543 A.E., 482 A.E., 420 A.E., 375 A.E., 327 A.E., 310 A.E., 306 A.E., 300 A.E., 250 A.E., 187 A.E.

     

    Histoire 

    La nation éthosienne est l’une des plus anciennes et des plus respectées de la Pangée. Elle fut fondée par le Souverain Léviathan, selon ses principes (son éthos), il y a plus de trois millénaires.

    À l’origine Léviathan voulut, à l’instar de ses pairs Souverains, se doter d’adorateurs. Cependant, par sa nature profonde, il désirait également que ces derniers épousent une éthique personnelle irréprochable basée sur la fidélité, l’abnégation et la justice. Selon lui, son « peuple » devait aussi être en mesure de se défendre contre la barbarie et la cruauté ambiante. C’est pourquoi il inspira la création d’une caste de chevaliers courtois et altruistes : les Templiers d’Éthos (3007 A.E.)

    Ce nouvel outil de justice allait être testé dès 3000 A.E. lors de la Première Guerre Fractale, terrible conflit qui allait marquer le développement ultérieur d’Éthos. Tout d’abord parce que les templiers s’y révélèrent les seuls aptes à s’opposer aux visées du Souverain tyrannique, Achéron. Ce fait d’armes allait leur assurer une gloire et une reconnaissance durables. Ensuite, parce qu’à l’issue de cet affrontement pangéen, Léviathan se sacrifia afin de détruire l’hégémonie d’Achéron. Cette tragédie, les Éthosiens allaient la métamorphoser en volonté immuable de vivre selon les préceptes de leur Souverain disparu.

    Le chemin allait cependant être long avant de ramener la prospérité à Alexandria, cité chérie de Léviathan, détruite au cours de la dernière bataille. Toutefois, grâce aux inlassables efforts des templiers, ce fut chose faite à partir de 1845 A.E. En outre, la cité devint si prospère qu’on décida de faire migrer nombre de citoyens vers les terres fertiles de l’ouest. Ces villes-champignons, construites autour de châteaux forts, allaient être dirigées par des rois templiers, gardiens du respect des valeurs inspirées par Léviathan.

    Comme en témoignent les nombreux conflits qui l’opposèrent à la Fengothie, l’ascension de cette nation ne se fit pas sans heurts. En 1530 A.E., on organisa la Conférence de Swordbeck en vue de partager, entre les rois templiers et le tyran de Fengothie, les craintes entourant la mystérieuse armée Force Bleue. Mais au lieu d’aboutir en un traité de coopération et de non-agression, la conférence se conclut par une conflagration tuant plusieurs hauts dignitaires de part et d’autre, ainsi que par une nouvelle déclaration de guerre! Aujourd’hui, les historiens éthosiens savent que cet attentat terroriste fut l’œuvre d’IRIS, l’agence secrète de Force Bleue.

    Survint alors la Deuxième Guerre Fractale. À l’issue de cette dernière, on vit avec stupeur que les rois templiers s’étaient passablement éloignés des valeurs sur lesquelles reposait leur légitimité; la brutalisation vécue par tous lors des affrontements avec Force Bleue avait corrompu le rêve éthosien. En effet, le bel esprit instauré par l’Ordre Sacré des Templiers s’éroda, laissant place à des valeurs bien moins nobles. C’est ainsi qu’en 1350 A.E., Éthos connut sa première guerre civile. Les Hittites, au nord, allaient profiter de cette éclipse politique d’Éthos pour fonder leur Second Empire, sous le Grand Xystis Khan (1313 A.E.).

    Éthos allait ensuite s’enfoncer dans la complaisance jusqu’en 844 A.E. À cette date, les rois templiers, désirant sortir leur nation de sa torpeur et propager leur philosophie auprès des habitants du continent de l’Est, formèrent un nouvel ordre de chevalerie : l’Ordre Sacré des Croisés. Ces derniers avaient pour mission de répandre les préceptes de Léviathan et d’Angelus dans ces terres arides, et ce, armés d’acier et de leur foi. Les croisades, comme c’est souvent le cas lorsque l’on veut imposer un mode de pensée à une culture étrangère, furent vaines.

    En 543 A.E. se tint le Conseil des Sages d’Éthos au cours duquel 13 sages eurent pour mission d’actualiser le système politique éthosien. Cette initiative extraordinaire donna naissance à la république éthosienne, un modèle préservant les traditions des rois templiers tout en reconnaissant l’importance d’une participation active du peuple aux affaires de l’État. Cette accalmie politique ne devait cependant pas durer et, petit à petit, les rois templiers ont repris en main bien des pouvoirs dévolus initialement aux citoyens. Aujourd’hui, l’unique vestige de cette conférence est le système fédératif éthosien.

    Au cours des deux siècles qui suivirent, cette nation fut aux prises avec la menace malachite et eut bien des difficultés à se protéger de l’infiltration des disciples de la mystérieuse Ziggurat de Malshiv’ha. À ce problème nous pouvons ajouter celui, bien récurrent, des relations tendues (voire violentes) avec la Fengothie et Hith.

    De nos jours, la fédération éthosienne connaît à nouveau un âge d’or avec, à sa tête, le Grand Roi Aiden Mortimer. Les valeurs promues par Léviathan et Angelus sont à nouveau à l’ordre du jour.

  • Fengothie

    Divinité associée : Fenrir

    Ennemis connus : Asgard, Éthos, Nouvelle-Prusse

    Date de fondation : 1900 A.E. (Ulrakov : 3643 A.E.)

    Dates associées : 3643 A.E., 3539 A.E., 3000 A.E., 1900 A.E., 1825 A.E., 1610 A.E., 1530 A.E., 1520 A.E., 1350 A.E., 1251 A.E., 310 A.E., 306 A.E., 255 A.E.

     

    Histoire

    Le royaume de Fengothie fut fondé en 1900 A.E., selon la volonté du Dieu souverain Fenrir, lorsqu’il inspira le clan asgardien des Buveurs de Sang à quitter la Forêt Noire. Cette décision, mûrement réfléchie par le « Loup des Ténèbres », est à porter au compte des incessantes guerres intestines qui paralysaient Asgard et qui l’empêchaient de devenir la grande puissance qu’elle aurait dû être.

    Le clan des Buveurs de Sang abandonna la terre ancestrale pour s’installer dans les ruines d’Ulrakov, l’auguste capitale du Souverain déchu Falak. En guise de chef, Fenrir sélectionna l’un de ses nombreux descendants : Vladislav Sangorov, dit Le Sanguinaire. Il voulait ainsi marquer une certaine continuité dynastique tout en offrant un « cadeau » à sa propre lignée. En effet, pour marquer encore plus la supériorité des Sangorov devant la populace qu’ils étaient appelés à diriger, Fenrir offrit à Vladislav le Baiser Cuivré. Cela eut trois conséquences très importantes sur le futur du royaume. Premièrement, cela fit en sorte que le nouveau roi pourrait diriger le destin de la Fengothie pour les siècles à venir (assurant ainsi une continuité dans les affaires). Deuxièmement, le Baiser Cuivré devint rapidement l’ultime récompense pour « services rendus à l’État » avec pour effet qu’aujourd’hui, une partie imposante de la caste aristocratique est composée de vampyrs! Troisièmement, cela créa une césure entre les nobles et la populace, puisque celle-ci devint un « garde-manger » pour l’aristocratie.

    Mais revenons à la genèse de cette étrange nation. Les Buveurs de Sang dominèrent les « indigènes » qui occupaient alors Ulrakov. Rapidement, ces derniers furent confinés à un rôle subalterne de la société : des fermiers. Une noblesse fit son apparition, composée d’abord des membres du clan fondateur. Avec le temps, d’autres personnes exceptionnelles purent s’anoblir et rejoindre cette classe de privilégiés (sans pour autant recevoir le Baiser Cuivré, qui demeurait la chasse gardée des descendants purs d’Asgard). Parmi ces nouveaux nobles, il y avait les hauts officiers militaires collectivement appelés les Prussiarov Bleus. Afin de préserver titres et rangs, ceux-ci devaient payer « l’impôt du sang », tel que commandé par le Dieu souverain Fenrir et perçu, avec plaisir, par le tyran Vladislav Sangorov. Cet impôt obligeait les Prussiarov (de sang bleu « impur » aux yeux de la caste des aristocratiques vampyrs) à servir sur les champs de bataille.

    Les siècles qui suivirent furent marqués par d’incessantes guerres territoriales menées principalement contre Asgard et, surtout, Éthos. L’ascension de ce royaume connut toutefois un premier temps d’arrêt en 1575 A.E. lorsque les Prussiarov Bleus, désertèrent leur maître (le plusieurs fois centenaire Vladislav Le Sanguinaire). Ceux-ci étaient las des massacres commandés sans cesse par ce dernier. Ils partirent en exil, pourchassés par les forces du tyran fengothien. Coup du hasard (ou situation planifiée), les Bleus furent alors recrutés par le Général d’Azur, éminence grise derrière la mystérieuse armée Force Bleue. Plus jamais les Sangorov ne retrouvèrent d’aussi habiles stratèges.

    Comble de l’ironie, l’expertise militaire des Prussiarov manqua d’ailleurs cruellement à leur ancien maître lors de la Deuxième Guerre Fractale, menée par Force Bleue! Cette guerre marqua également le début d’une intense rivalité entre les Fengothiens et les Éthosiens, conséquence directe du fiasco que fut la Conférence de Swordbeck en 1530 A.E. Enfin, elle créa une scission définitive et une rivalité sans bornes avec les Prussiarov (devenus entre-temps les Prussiens) qui fondèrent leur propre nation voisine en 1420 A.E. Cette profonde division s’incarna lors de l’inauguration, en 1251 A.E., de la Grande Muraille. La séparation, autant physique que spirituelle, des deux nations était désormais pleinement assumée.

    Avec le temps, de nouveaux Sangorov montèrent sur le trône, mais ne changèrent en rien la politique familiale : la guerre resta omniprésente. En effet, cette nation fut présente lors de toutes les grandes guerres pangéennes. À cela, on peut également ajouter la dizaine de campagnes menées contre Éthos, Asgard et la Nouvelle-Prusse.

    Mais maintenir une politique aussi belliqueuse si longtemps comporte des risques. Ainsi, en 306 A.E., ce bastion de terribles créatures de la nuit tomba sous les coups d’un adversaire plus doué : l’Anunnaki Kortane Harker et sa terrible Citadelle de la Mort, Jugement.

    Encore une fois, la Fengothie se releva de cette défaite avec, comme toujours, un Sangorov à sa tête. Aujourd’hui, la situation demeure inchangée et l’armée fengothienne est de nouveau sur le sentier de la guerre…

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