• Nouvelle-Prusse

    Divinité associée : Aucun

    Capitale : Ravengräd

    Ennemis connus : Fengothie, pirates des océans

    Date de fondation : 1420 A.E.

    Dates associées : 1420 A.E., 1289 A.E., 1251 A.E., 1250 A.E., 576 A.E., 420 A.E., 363 A.E., 300 A.E., 255 A.E., 207 A.E., 203 A.E.

     

    Histoire

    L’histoire de la Nouvelle-Prusse en est une d’ordre et parfois même d’obéissance aveugle entrecoupée de quelques épisodes de chaos et de libération. Pour comprendre l’origine de cette nation, il faut remonter à une époque où la tyrannie du Dieu souverain Fenrir était à son apogée. C’est au cœur du puissant royaume de Fengothie que s’est développé, au fil des nombreuses guerres désirées par ce Dieu, un redoutable corps d’officiers dénommé Prussiarov Bleu.

    Ce groupe d’officiers fengothiens, qui allait un jour fonder la Nouvelle-Prusse, se démarquait par la qualité inégalée de ses membres. Ils étaient extrêmement bien entraînés, fidèles et dotés d’un sang-froid à toute épreuve. Mais ce qui les différenciait de toute autre formation militaire de l’époque était qu’ils n’hésitaient jamais à prendre des initiatives tactiques sans l’aval de leurs supérieurs (des aristocrates bien souvent éloignés du front). Cet heureux mélange d’obéissance et d’improvisation leur assura nombre de victoires et une grande gloire rejaillit sur eux. Au fil du temps, ils formèrent une caste militaire très hiérarchisée qui se transmua en une véritable noblesse de sang. C’est d’ailleurs d’où leur surnom, Prussiarov Bleu, tire ses origines : en raison du sang « bleu » qui coulait dans leurs veines. Le tyran Vladislav Sangorov savait apprécier leur talent et c’est pendant son règne, dès 1900 A.E., que plusieurs de ces influents officiers fengothiens purent s’anoblir. En retour de ce que Fenrir appelait « l’impôt du sang » (il obligeait les descendants des Prussiarov Bleu à le servir sur les champs de bataille), ces derniers acquirent d’importants pouvoirs dépassant parfois le cadre militaire. Leur réputation devint telle que tous les officiers prometteurs de Fengothie aspiraient à servir sous les ordres d’un Prussiarov. Être un membre de ce corps d’élite se caractérisait autant par l’adhérence à une certaine vision de l’art de la guerre que par d’étroits liens familiaux. Passant d’un groupe sélect à un cercle plus élargi d’officiers, les Prussiarov poursuivirent leur irrésistible ascension sans pour autant perdre leur façon de faire.

    Cependant, malgré tous leurs succès, leur imposant code d’honneur militaire (axé autant sur l’efficacité que sur le respect de l’intégrité physique et matérielle des populations civiles ennemies) était loin de faire l’unanimité auprès des adeptes de Fenrir et autres nobles de la cour fengothienne. Plusieurs chefs de guerre, avides de s’enrichir par de violentes campagnes, s’opposèrent politiquement à la façon de faire des Prussiarov. Ils prétendaient que l’absence de butin (lire « pillages ») allait nuire aux performances guerrières du royaume et, d’autant plus que l’inutile discipline allait saper le moral des troupes! Ils accusèrent même les Bleus de trahison envers la philosophie du Dieu souverain, principalement afin de détourner l’attention de l’incapacité de leurs guerriers à égaler l’effroyable efficacité des Prussiarov.

    Malgré le fossé profond séparant la philosophie brutale et primitive de l’armée fengothienne de celle de ses meilleurs officiers, leurs prouesses leur permirent de préserver, pour un temps du moins, leur statut au sein de la société. Cette fragile entente ne devait cependant point durer. En 1575 A.E, lorsque Vlad le Sanguinaire ordonna, sans même un semblant de prétexte, un assaut sur Éthos, les Prussiarov refusèrent de marcher vers un nouveau massacre. Enragé devant la désobéissance de ses hommes les meilleurs, le tyran ordonna alors à tous les Fengothiens d’assassiner les Prussiarov et leurs proches. L’orgie de sang qui suivit ne cessa qu’au moment où les survivants fuirent en exil, dans un dénuement total. Après de nombreuses années à errer, leurs fortunes tournèrent enfin lors de leur recrutement par le mystérieux Général d’Azur (dévoilé plus tard comme étant la Grâce de Cristal, Sylvannia Oakfield) en 1537 A.E.

    C’est au cours de la Deuxième Guerre Fractale que les Prussiarov atteignirent le sommet de leur art. Émancipés du joug de Fengothie, ils étaient devenus le fer de lance de l’armée de la Grâce de Cristal, Force Bleue. Sous le commandement de ce génie militaire, elle devint la seule et unique armée de l’histoire à soumettre l’entièreté du continent de l’Est. C’est aussi grâce aux affres de cette guerre que la caste Prussiarov cessa d’être un simple contingent militaire pour devenir une véritable microsociété. Désormais, ses membres se distinguèrent du reste de la société fengothienne autant par leurs valeurs morales, leur vision du monde que par la création de leur propre dialecte (qui allait un jour devenir la langue prussienne).

    Après la dissolution de Force Bleue, en 1420 A.E., ces miraculés fondèrent leur propre nation, la Nouvelle-Prusse, sur les terres offertes par le Général d’Azur. Leur sens inné de l’ordre et de l’efficacité accéléra grandement le processus de création de la nation prussienne. C’est ainsi qu’émergea des masses un homme d’exception qui allait laisser son empreinte sur l’histoire : Richter von Adler. Ce fils et petit-fils de général allait rapidement être porté à la tête de la société prussienne grâce à ses talents. Adler était un visionnaire; c’est à lui que l’on doit la construction de la Grande Muraille, symbole de la séparation définitive d’avec la Fengothie. On lui doit également la fondation de la grande capitale de Ravengräd. Sous son égide, la Nouvelle-Prusse vécut un premier âge d’or et ses habitants le nommèrent Kaiser (Empereur).

    Au fil des siècles suivants, la Nouvelle-Prusse se développa à tous les niveaux jusqu’à ce qu’elle devienne une grande puissance, et ce, sans perdre de vue ses idéaux. Dernièrement, l’arrivée au pouvoir du très charismatique Alexeï Adler allait bouleverser cette société, d’ordinaire si réfractaire aux changements. Désireux de gouverner un peuple aussi fort qu’émancipé, le Président instaura une série de réformes dont la plus marquante et la plus contestée fut l’abolition de la noblesse! Tous les Prussiens sont désormais égaux devant la loi et leurs devoirs envers la nation. C’est dans cette ère de changement et d’évolution instaurée par le Grand Réformateur que se poursuit la riche tradition de la Nouvelle-Prusse.

    Son fils, Dietrich, semble déjà promis à un brillant avenir. Étudiant à la légendaire Académie de Windrose, la main de la princesse d’Avalon, la stupéfiante Cassandre Kamût, lui est déjà assurée. Partage-t-il vraiment le même amour de la démocratie que son père ?

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