• Courant fractal – un jeu de rôle 100% Québécois !



    Entrevue-éclair avec Sébastien P. Langley, directeur créatif, écrivain et cofondateur des Productions Windrose inc.

    SOLARIS : Pouvez-vous décrire votre jeu de rôle (univers, système de règles) en quelques lignes?

    Sébastien P. Langley : L’univers de Courant fractal intègre deux genres : le médiéval fantastique et le low fantasy. En somme, il s’agit d’un univers que nous pourrions qualifier de parallèle, car plusieurs éléments historiques y sont présentés avec certaines variantes. Il se compose de deux mondes : celui de l’Énergeia (le monde physique) et l’Ousia (le monde de l’esprit). Bien qu’il y ait présence de magie (magicka), celle-ci est rationnelle. Ses fondements sont expliqués et encadrés. Notons également que c’est un monde où les créatures mystiques sont présentes, mais rares. C’est l’humain qui est à l’avant-plan.
    Le système repose uniquement sur des dés 6. Toutes les probabilités sont calculées en fonction de ceux-ci. Les caractéristiques des personnages des joueurs sont encadrées selon divers arbres d’habiletés. Fait intéressant, le joueur ne choisit pas une race comme point de départ, mais plutôt le citoyen d’une nation ayant une culture qui lui est propre.

    SOLARIS : Comment vous est venue l'idée de créer votre jeu de rôle (et quelles sont vos influences)?

    Sébastien P. Langley : D’abord et avant tout d’une passion de créer ! Après avoir développé pendant plus de vingt ans un monde dans moindres détails, toute la notion de ne pas perdre dans l’oubli des milliers de pages de conception est devenue la force motrice derrière l’écriture, la conception et l’édition de Courant fractal.
    De manière assez insolite, ce ne sont pas d’autres jeux de rôle qui ont influencé l’écriture de Courant fractal. En fait, étant donné l’importance accordée à l’histoire du monde, ce sont plutôt des œuvres littéraires qui ont été les principales sources d’inspiration. Il serait impossible de toutes les nommer, mais disons que Les Rois maudits de Maurice Druon et La Saga du roi Arthur de Bernard Cornwell ont eu une influence plus marquée que les autres.

    SOLARIS : En quoi votre jeu de rôle se distingue des autres déjà existants?

    Sébastien P. Langley : Certainement en raison de la priorité accordée au cadre de campagne (campaign setting). Beaucoup de jeux de rôle s’articulent principalement autour du système, des mécaniques et des règles. Dans notre cas, c’était l’opposé. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons fait appel à un historien pour la description des nations. Nous voulions ramener à l’avant-plan l’aspect théâtral du jeu de rôle. Personnifier un personnage dans un environnement. D’ailleurs, la magicka fait appel davantage à la description du sort plutôt qu’à une application générique d’un sortilège.

    SOLARIS : Quel est la situation (milieu) du jeu de rôle au Québec (jeu de rôle québécois, on s'entend)?

    Sébastien P. Langley : Bien qu’il existe une riche tradition de joueurs, le développement de jeux de rôle québécois en est encore à ses premiers balbutiements. Il y a certes quelques initiatives ici et là, mais nous sommes encore bien loin de l’institutionnalisation qu’à vécu le jeu vidéo ou la bande dessinée par exemple. La dernière année a toutefois marqué un virage dû à une série télévisée telle que Stranger Things et l’amour qu’ont avoué certaines personnalités médiatiques pour Donjons et Dragons.

    Merci Sébastien!
    Pour en savoir plus sur Courant fractal : http://courantfractal.com/

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